Après les avants, la suite de la présentation d’une équipe de rugby avec bien sûr les arrières.
Appartenant au groupe des arrières, le demi de mêlée, le demi d’ouverture, les trois-quarts centre, les ailiers et le dernier et pas des moindre, l’arrière.
Les deux demis, le demi de mêlée (N°9) et le demi d’ouverture (N°10) sont la charnière de l’équipe. Ils assurent à ce titre la jonction entre les avants et … les arrières. Après avoir introduit le ballon dans le tunnel de la mêlée fermée, il indique à ses joueurs la stratégie à suivre et les orientations de jeu : il doit avoir une excellente vision globale et surtout savoir anticiper. Son alter-ego, le demi d’ouverture encore appelé ouvreur, est, de par sa position sur le terrain, le premier joueur des lignes arrières. C’est lui qui choisit le jeu au large avec les arrières ou au contraire l’affrontement et le défi physique. Une hésitation : c’est la catastrophe assurée. La bonne décision au bon moment : le talent collectif et les partenaires sont mis en valeur.
Le centre d’une figure géométrique assure son équilibre dans l’espace. C’est une fonction primordiale dont ont hérité les trois-quarts centre, le N° 12 à gauche et le N°13 à droite. Ils sont placés au cœur des lignes arrière après le demi d’ouverture et juste avant les ailiers. Ils occupent toute la largeur du terrain mais aussi toute sa profondeur. Ils sont les maîtres du jeu déployé. Cadrer, fixer, passer, déborder, feinter d’une manière générale : tel est leur lot. Mais pendant combien de temps encore, tant les nouvelles règles leur imposent des bouleversements et des attitudes différents ? C’est pourquoi dans leur tâche quotidienne, deux autres personnages viennent les seconder : les trois-quarts ailes (le N° 11 à gauche et le N°14 à droite). Leur rôle est de concrétiser l’effort de toute l’équipe en allant aplatir dans l’en-but adverse. Trois-quarts aile, c’est être LE finisseur par excellence. Cadrer et déborder le défenseur adverse. C’est la première alternative. Raffuter et percuter. C’est la deuxième alternative. Mais si la cavalcade se solde par un échec, il lui reste un ultime recours. Attendre le soutien d’un copain qui aura réussi à le suivre et qui encore tout essoufflé par son effort n’aura qu’une seule idée, atteindre le but suprême pour tout joueur qui se respecte : franchir cette foutue ligne d’en-but.
Mais pour ca, encore faut-il qu’il n’y ait plus personne sur la route. Le dernier rempart, l’ultime défenseur : l’arrière, le N°15. Ce dernier joueur a comme objectif de rassurer ses partenaires. De leur donner confiance. C’est la couverture sur laquelle toute l’équipe compte pour rester bien au chaud (large victoire au score). L’arrière doit être capable de venir en aide aux trois-quarts (ou aux avants) pour créer du surnombre. Il doit toutefois rester en retrait pour être capable de relancer après avoir réceptionné un ballon botté par l’adversaire. C’est le dernier rempart défensif et parfois le premier contre-attaquant.
La composition d’une équipe est presque terminée. Toutefois, il ne faut pas oublier qu’il y a encore du monde à servir. Les remplaçants. ‘Il y a dans la composition d’une équipe des choix tactiques, mais il y a vingt-deux joueurs de haut niveau’ propos de Christophe Dominici sur le rôle déterminant du coaching (L’Equipe Dimanche du 24 avril 2005). Et puis, que serait tout ce beau monde sans le staff. Dirigeants, sélectionneur, entraineurs, éducateurs, préparateurs physiques, soigneurs, adjoints-terrain, secrétaires et administratifs de tout ordre. Nul n’est indispensable. Et pourtant chacun a un poste à tenir, une fonction à occuper, un rôle à jouer. Belle leçon d’humilité. Que la sélection vient toujours contrecarrer. Ce sera le dernier volet avant la reprise des entrainements.
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